L’USDA annonce que plus de 1,4 millions d’hectares ont été sélectionnés pour un programme national de réserves de conservation

Sonny Perdue, le Secrétaire à l’Agriculture a annoncé fin mars que plus de 1,4 millions d’hectares ont été validés pour faire partie du programme national appelé le Conservation Reserve Program (CRP). Grâce au CRP, agriculteurs et ranchers reçoivent un paiement annuel pour la mise en place de long terme de réserves de conservation de certaines espèces végétales approuvées. Ces réserves ont vocation à contrôler l’érosion du sol, améliorer la qualité de l’eau et de l’habitat pour la faune et la flore sauvages. Les agriculteurs et ranchers impliqués participent à l’effort national de conservation ce qui est très bénéfique à la fois aux niveaux environnemental et économique.

Selon Sonny Perdue, le CRP est l’effort de conservation le plus important à l’échelle nationale, et « constitue une aide critique pour les producteurs, leur permettant de mieux gérer leurs opérations tout en conservant les ressources naturelles de valeur » (citation). Les nouvelles surfaces enregistrées cette année constituent un agrandissement d’ampleur inédite, et marquent le 35ème anniversaire du programme. La Farm Bill de 2018 a établi une limite surfacique nationale au CRP, avec un nombre d’hectares total plafonné à presque 10 millions d’hectares pour 2020, et 11 millions pour 2023.

Depuis 35 ans, le CRP sélectionne les offres les plus compétitives et s’assure de protéger les terres fragiles et environnementalement sensibles, d’augmenter les populations de faune sauvage, de fournir des habitats aux pollinisateurs, de séquestrer du carbone dans les sols et d’en améliorer la productivité. Alors que 70 % des terres nationales sont détenues par des propriétaires privés, les agriculteurs et ranchers américains engagés dans le CRP se sont volontairement mobilisés pour préserver l’environnement et les ressources naturelles.

L’appel à enregistrement inclut des offres du State Acres for Wildlife Enhancement (SAFE), qui permet aux producteurs de développer des pratiques telles que la restauration d’habitats vitaux, pour atteindre les objectifs locaux prioritaires de conservation de la faune sauvage. Plus de 95 % des offres soumises au SAFE ont été validées cette année, représentant presque 200 000 hectares.

Ce printemps, la FSA (Farm Service Agency, un service de l’USDA) devrait déployer un nouveau programme pilote de conservation, appelé le Clean Lakes, Estuaries, and Rivers 30 (CLEAR 30).