Retour sur : Symposium COVID-19 : recherche et prévention

Comment suivre la pandémie de façon efficiente ? Comment moduler le trafic urbain du fait de la COVID-19 ? Qu’est-ce que l’approche dite « One Health » ? Ces thématiques et plusieurs autres [1] ont été abordées lors de ce symposium virtuel [2] qui a réuni des intervenants français et américains de renom.

La pandémie de COVID-19 est une problématique complexe et seules quelques-unes de ses nombreuses facettes ont été abordées. Des présentations et des échanges, nous pouvons retenir plusieurs points saillants qui reflètent le large spectre des échanges, dont :

Données pour la recherche

Il manque aux Etats-Unis une base de données centralisée des données COVID-19 au niveau du comté et en dessous (ZIP codes), même si les données existent (elles sont agrégées par la Johns Hopkins university par exemple).

Au-delà des milieux médicaux et de la recherche

La confiance du public envers les structures de santé dépend des communautés considérées, et les campagnes de désinformation que l’on peut voir sur les réseaux sociaux exploitent cette faiblesse, notamment.

Prévention

L’homme partage, depuis parfois plusieurs milliers d’années, un certain nombre de maladies avec les animaux domestiques. Cependant, l’augmentation du nombre de zoonoses au XXIème siècle devrait nous pousser à axer nos efforts de recherche sur la prévention des épidémies avant leur passage à l’homme.

Éducation et Communication

Les chercheurs ont besoin de mieux communiquer les résultats de leurs travaux en dehors de leurs cercles.

Agir sur les réglementations

Dans le but d’améliorer la qualité de l’air (notamment pendant la pandémie), une des chercheuses a explicité une séquence qui lui a permis d’utiliser ses travaux scientifiques pour améliorer la règlementation en vigueur : i) données ; ii) science des données ; iii) preuves ; iv) changement de la règlementation. En collectant des données (nombreuses et de bonne qualité), puis en appliquant des méthodes issues de la science des données pour les analyser, il est possible de mettre en évidence des preuves (ici, des disparités entre quartiers à forts revenus et faible pollution versus quartiers à faibles revenus et forte pollution).

Prévention ciblée

Lorsqu’une politique sanitaire est mise en œuvre, il est important et probablement judicieux d’accorder toujours plus d’attention aux communautés défavorisées. L’argument d’une « prévention personnalisée » – qui serait ciblée et de fait moins coûteuse – a été avancée.

Ouverture

Si l’importance de la recherche a été soulignée par de nombreux intervenants, il a également été rappelé qu’il était primordial, pour accélérer le processus de la recherche, d’aller au-delà de la tendance au repli sur soi (ex : à l’échelle d’une équipe de recherche, d’un pays) mais au contraire de tendre vers plus de collaborations scientifiques et plus de science ouverte.

 

Auteur

Renaud Seigneuric, Attaché pour la Science et la Technologie, Consulat Général de France à Houston.

[1] Le programme complet des interventions individuelles et de la discussion est ici : https://gc-cpeh.org/news-events/covid-19-disaster-research-and-prevention-symposium/

[2] Mercredi 19 mai 2021 | 8h-13h (CST) | 9h-14 (EST) | 15h – 20h heure française.