Research Scholar Program de Google AI, annonce des lauréats 2021

Research Scholar Program de Google AI, annonce des lauréats 2021

Après une annonce en mars 2020, la branche IA de Google a révélé les lauréats de son programme de bourse Research Scholar Program. Parmi les 86 chercheurs récompensés, on y retrouve une enseignante-chercheuse de l'ENSTA, rattachée à l'Inria.

Le 7 avril dernier, Google AI annonçait par le biais de son blog les lauréats de sa première édition du Google AI Research Scholar Program.

Annoncé en mars 2020, ce tout nouveau programme est destiné à soutenir les professeurs qui débutent leur carrière en leur offrant des bourses allant jusqu’à $60 000, à utiliser durant l’année académique de candidature.

Ce sont ainsi plus de 77 bourses qui ont été accordées à 86 chercheurs (principal investigators) dans plus de 15 pays et 50 universités. Selon l’annonce faite par Google, 43% des 86 chercheurs primés s’identifiaient comme faisant partie d’un groupe minoritaire dans le milieu de la tech (au sens défini par la NSF).

Les critères d’éligibilité pour cette bourse sont :

  • Bourse ouverte aux professeurs (assistants, associés et autres) d’université ou institutions de recherche qui délivrent des diplômes,
  • Les candidats doivent avoir obtenu leur doctorat dans les 7 dernières années. Une exception est faite aux professeurs qui ont enseigné durant 7 ans ou moins, et qui ont connu des parcours particuliers (passage par l’industrie, absences motivées, etc.),
  • Les candidats ne peuvent présenter qu’un seul projet de recherche par édition et candidater un maximum de 3 fois.

Les candidatures sont évaluées par un processus interne à Google AI en fonction des thématiques en lien avec les activités de l’entreprise. Parmi les catégories identifiées, on retrouve :

  • Algorithmes et optimisation,
  • Réalité augmentée, réalité virtuelle,
  • Géo,
  • Interaction homme-machine (Human Computer Interaction),
  • Recherche en santé,
  • Machine Learning et exploration de données (Data Mining),
  • Technologies mobiles,
  • Perception machine,
  • Réseau,
  • Traitement automatique des langues (NLP),
  • Protection de la vie privée (Privacy),
  • Informatique quantique (Quantum computing),
  • Données structurées, extraction, graphe sémantique, gestion de bases de données,
  • Sécurité,
  • Ingénierie informatique et langages de programmation,
  • Systèmes,
  • Autres thématiques de recherche.

Parmi les récipiendaires de ces bourses, on trouve une large majorité d’américains. 6 chercheurs de l’université Carnegie Mellon et 10 issus du système universitaire californien (UC Berkeley, UCLA, UC santa Barbara, UC Santa Cruz et UC San Diego) ont été nommés. Aux côtés de ces chercheurs établis aux Etats-Unis, on trouve également des européens (Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni) mais aussi d’autres pays de pointe en IA (Australie, Canada, Israël).

La France représentée : un projet d’IA pour rendre les contenus plus accessibles aux personnes malentendantes

Enseignante-chercheuse, professeure adjointe à ENSTA ParisTech, Natalia Díaz Rodríguez a reçu une bourse pour son projet SignNet: Towards democratizing content accessibility for the deaf by aligning multi-modal sign representations, déposé en collaboration avec Lorenzo Baraldi, de l’Université de Modène et de Reggio Emilia. Le projet cherche à utiliser les techniques de NLP pour analyser des contenus de toute nature (images, textes, sons, symboles) et les rendre accessibles aux personnes malentendantes.

Natalia Díaz Rodríguez est également chercheuse au laboratoire Flowers (FLOWing Epigenetic Robots and Systems) qui réunit des chercheurs d’Inria, de l’université de Bordeaux et de l’ENSTA ParisTech. Ce laboratoire est spécialisé dans l’IA dite développementale (developmental AI). Cette branche nouvelle de l’IA étudie notamment des modèles qui permettent de mieux comprendre la façon avec laquelle les enfants et nouveaux-nés sont capables d’apprendre, et cherche à construire des systèmes qui reproduisent ces mécanismes.

5 chercheurs primés issus de l’école d’informatique de Carnegie Mellon University

La School of Computer Science de Carnegie Mellon University (CMU), à la tête de laquelle on retrouve un français, Martial Hebert, comme doyen, devance ses autres collègues américains avec 5 chercheurs sur des sujets différents :

Notons également qu’une autre chercheuse de CMU à l’école de design, Dina El-Zanfaly, est récompensée. Elle dirige notamment le hyperSense: The Embodied Computation Lab, un tout nouveau laboratoire de recherche qui s’intéresse aux questions d’interactions humain-machine et d’utilisation des outils informatique dans les processus créatifs et de production. Le projet pour lequel elle a reçu cette bourse est intitulé In-the-making: An intelligence mediated collaboration system for creative practices.

Rédacteur : 

Kévin KOK HEANG, Attaché adjoint pour la Science et la Technologie, [email protected] 

Références :

https://www.ml.cmu.edu/news/news-archive/2021-2025/2021/april/machine-learning-faculty-awarded-research-grants-through-google-research-scholar-program.html

 

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