Francis Collins quitte son poste de directeur des National Institutes of Health

Francis S. Collins, M.D., Ph.D., a annoncé le 5 octobre 2021 sa décision de mettre fin à son mandat de directeur des National Institutes of Health d'ici la fin de l'année.

Le Dr Collins est le directeur qui aura effectué le plus long mandat à la tête des NIH, ayant servi trois présidents américains pendant plus de 12 ans.

Au cours de ses 12 années de direction, le Dr Collins a obtenu un large soutien bipartite du Congrès pour les programmes de recherche des NIH, le budget des NIH a augmenté de 38 %, passant de 30 milliards de dollars en 2009 à 41,3 milliards de dollars en 2021. Le Dr Collins a proposé et mis en place des initiatives audacieuses – allant de la science fondamentale à la science translationnelle en passant par des projets ciblés – visant à combattre des problèmes de santé tels que la maladie d’Alzheimer, le cancer, l’addiction aux opiacés, les maladies rares et plus récemment, la pandémie de COVID-19.

Francis S. Collins, M.D., Ph.D., Director, National Institutes of Health

Médecin-généticien, le Dr Collins avait pris ses fonctions de 16e directeur des NIH le 17 août 2009, après avoir été nommé par le président Barack Obama et confirmé par le Sénat américain. En 2017, le président Donald Trump lui demandait de continuer à exercer ses fonctions, et en 2021, le président Joe Biden le maintenait à le tête de cette institution de premier plan. Avant de devenir directeur des NIH, le Dr Collins a été directeur de l’Institut national de recherche sur le génome humain (NHGRI) de 1993 à 2008, période où il a dirigé le projet international du génome humain, qui a culminé en avril 2003 avec l’achèvement du séquençage de l’ADN humain.

Le Dr Collins continuera à diriger son laboratoire de recherche au National Human Genome Research Institute (NHGRI), qui se consacre à la génomique, à l’épigénomique et à la biologie cellulaire pour comprendre les causes et les moyens de prévention du diabète de type 2. Son laboratoire cherche également à développer de nouvelles thérapies géniques pour la forme la plus grave de vieillissement prématuré, le syndrome de Hutchinson-Gilford Progeria.

 

Plus d’informations : Le communiqué de presse des NIH, 5 octobre 2021

Rédactrice : Maëlys Renaud, Attachée adjointe pour la Science et la Technologie à Los Angeles

 

image_pdfimage_print