Mission franco-américaine CALIPSO : 10 ans de mesures des nuages et des aérosols

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Il y a 10 ans exactement, le 28 avril 2006, le satellite franco-américain CALIPSO s’envolait depuis la base de Vandenberg en Californie, sur un lanceur Delta II, pour rejoindre la constellation A-Train. En juin prochain, CALIPSO fêtera ses 10 ans de mesures scientifiques, l’occasion de revenir sur une mission dont les apports pour la compréhension du climat sont légion.

La mission CALIPSO, collaboration entre la NASA et le https://fscience-old.originis.fr/wp-content/uploads/2023/06/GLOC_Oslo_Norway_S2_27juillet2022_web-2-1.jpg a pour objectif de fournir des mesures globales du profil vertical de l’atmosphère. Localisation géographique, altitude et propriété optiques des nuages et des aérosols, ces paramètres, collectés par les instruments embarqués à bord du satellite, dont la contribution française à la charge utile scientifique de la ma mission, l’Instrument Imageur Infrarouge, ont permis aux scientifiques du monde entier de mieux comprendre les mécanismes en jeu et comment les nuages et les aérosols agissent dans le changement climatique.

Les résultats obtenus par CALIPSO ont déjà donné lieu à plus de 1.650 articles dans les plus grandes revues scientifiques internationales. Une véritable moisson de données, qui a eu un impact considérable et de multiples retombées pour la science de l’atmosphère. En 10 ans, CALIPSO a effectué plus de 5,7 milliards de mesures grâce à la télédétection par laser, en explorant la structure verticale de l’atmosphère, les propriétés des nuages et des aérosols tels que la poussière, le sel marin, la cendre, la suie ou encore les aérosols volcaniques (par exemple en Europe avec l’éruption du volcan islandais Eyjafjallajökull en 2010, son lidar permettant une mesure directe de l’altitude et du coefficient d’extinction des aérosols volcaniques).

A l’origine prévu pour une durée de vie de trois ans, la mission a été plusieurs fois prolongée, en raison de la qualité des travaux de conception et de développement des ingénieurs du https://fscience-old.originis.fr/wp-content/uploads/2023/06/GLOC_Oslo_Norway_S2_27juillet2022_web-2-1.jpg, de la NASA et de Thales Alenia Space.

CALIPSO a été lancé en tandem avec le satellite CLOUDSAT de la NASA, les deux satellites embarquant des instruments voisins qui fonctionnent sur le même principe. Une impulsion, lumineuse pour le lidar de CALIPSO et micro-ondes pour celui de CLOUDSAT, est émise vers la surface de la Terre et se réfléchit sur les différentes couches de l’atmosphère dont elle capte les signatures. Chaque instrument a ses nuages de prédilection : le lidar détecte avec précision les nuages fins et les aérosols, alors que les micro-ondes du radar sont plus sensibles aux nuages de glace, plus épais. Les deux satellites font aussi partie de la constellation de satellites « A-Train » qui, en orbite autour de la Terre, a permis d’obtenir une vision tridimensionnelle de l’atmosphère terrestre.

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