COP26 de Glasgow – L’observation de la Terre depuis l’Espace au service de la lutte contre le changement climatique

Du 1er au 12 novembre 2021, la COP26, conférence annuelle qui mobilise les dirigeants du monde entier pour lutter contre le changement climatique, s’est tenue à Glasgow. Le CNES, l’agence spatiale du climat, était au rendez-vous, les satellites étant au cœur de l’observation des effets de ces changements d’origine anthropique. En effet, la technologie satellitaire fournit aux scientifiques nombre de variables climatiques essentielles à la modélisation du changement climatique : température et hauteur des océans, réserves d’eau douce sur les terres émergées, humidité des sols et biomasse, ou encore gaz carbonique et méthane présents dans l’atmosphère…

Avec ses partenaires, le CNES s’est donc mobilisé à l’occasion de la COP26 :

1er novembre 2021 – Sur le Pavillon France, Mobiliser les solutions spatiales pour l’action climatique : annonce de la ratification de la Charte internationale Space for Climate Observatory

A l’occasion de la table ronde organisée avec Kayrros SAS sur la mobilisation des données spatiales pour appuyer les politiques de lutte contre le changement climatique, le CNES a annoncé la date d’entrée en vigueur de la Charte Internationale Space for Climate Observatory. L’Observatoire Spatial du Climat qui compte désormais 36 pays et organisations internationales et plus d’une quarantaine de projets en portefeuille dans le monde entier changera ainsi de gouvernance au 1 juillet 2022. Pourront ainsi devenir membres les organisations et entreprises souhaitant contribuer au déploiement d’applications aval à partir de données satellitaires.

2 novembre 2021 – Stand de l’ESA, zone verte : signature d’un accord relatif à la mission MicroCarb entre le CNES et UKSA

Afin de poursuivre leur collaboration pour le développement et l’exploitation de la mission spatiale MicroCarb dédiée à l’observation du principal gaz à effet de serre, le CO2, le CNES et l’UKSA ont renforcé leur coopération par la signature d’un avenant à l’accord de coopération entre les deux agences. UKSA augmente ainsi sa contribution au projet de 4,6M€ portant ainsi le montant global de son apport à 16,4M€. Grâce à son instrument compact et innovant, MicroCarb mesurera la teneur en CO2 atmosphérique avec une précision permettant la restitution des flux de surface. Ces précieuses données seront livrées à partir de 2023 pour 5 ans et aideront la communauté scientifique à définir et qualifier le bilan carbone de notre planète. Microcarb permettra également, dans son mode city exploratoire, d’observer les émissions de carbone des grandes villes avec une précision inégalée.

4 novembre 2021 – Pavillon France : amélioration des connaissances pour l’adaptation au changement climatique dans la gestion de l’eau.

Organisé par le Partenariat français pour l’eau, l’Office international de l’eau, le CNES et l’Organisation météorologique mondiale, cet événement a présenté le contexte général des nouveaux scénarii publiés dans le dernier rapport du GIEC et leurs impacts sur les cycles de l’eau. Différents exemples d’applications et d’utilisations ont démontré également la valeur ajoutée de l’observation de la Terre depuis l’espace pour la gestion de la disponibilité et de la qualité de l’eau pour différents usages (agriculture, navigation, inondations et sécheresses, etc.)

10 novembre 2021 – Centre de technologie et d’innovation de l’Université de Strathclyde : table ronde sur les applications d’observation de la Terre

Le Centre de technologie et d’innovation de l’Université de Strathclyde et le Space for Climate Observatory, en partenariat avec le Group of Earth Observation, ont organisé une table ronde sur les applications liées à l’observation de la Terre pour l’adaptation au changement climatique. Partage des données, d’expérience et de méthodologies étaient au cœur des discussions de cette table ronde dont la vocation était d’insister sur l’accessibilité de la donnée et le besoin de circulation des connaissances L’élimination des obstacles à l’utilisation de l’observation de la Terre pour le climat est en effet cruciale pour les pays en développement, dont les besoins et les défis spécifiques ont été discutés tout au long de l’événement. La mobilisation des scientifiques pour le renforcement des capacités a ainsi été soulignée par les intervenants.