Les technologies spatiales d’observation au service de l’optimisation agricole et de l’environnement

Les technologies spatiales d’observation au service de l’optimisation agricole et de l’environnement

Pour la première fois, le CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) et INRAE (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) sont présents ensemble au Salon de l’agriculture 2020. Une rencontre entre ces deux organismes autour du thème des interactions entre télédétection, gestion durable des ressources naturelles et adaptation des pratiques agricoles y est organisée le 26 février.

Pour la première fois, le CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) et INRAE (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) sont présents ensemble au Salon de l’agriculture 2020. Une rencontre entre ces deux organismes autour du thème des interactions entre télédétection, gestion durable des ressources naturelles et adaptation des pratiques agricoles y est organisée le 26 février. Le lien entre ces deux organismes a été renforcé le 22 juillet 2019 par la signature d’une convention visant à joindre leurs compétences respectives au service d’objectifs communs comme l’adaptation de l’agriculture et de l’environnement au changement climatique. Cette convention-cadre prévoit d’amplifier les coopérations notamment en cartographie des sols. L’INRAE et le CNES se rejoignent aujourd’hui dans l’innovation et dans des missions faisant progresser connaissance et technologie, telles que SMOS (Soil Moisture and Ocean Salinity, satellite développé avec l’Agence Spatiale Européenne ESA], dispose d’un radiomètre qui mesure le rayonnement électromagnétique micro-ondes émis par la surface de la Terre), [Trishna (ce satellite franco-indien sera principalement dédié à l’estimation du stress hydrique des cultures grâce aux observations infrarouges thermiques) ou Venμs (Vegetation and Environment monitoring on a New Microsatellite, satellite développé avec l’Agence Spatiale Israélienne ISA], fournit un suivi fin et régulier de la végétation terrestre tous les deux jours avec des images de plus de cent sites mondiaux). Ces missions spatiales sont coordonnées par le [CESBIO (Centre d’Etudes Spatiales de la Biosphère, UMR associant l’INRAE, le CNRS, l’Université Paul Sabatier – Toulouse, le CNES et l’IRD), laboratoire de recherche dédié à l’observation de la biosphère et son évolution liée aux pressions anthropiques et climatiques.

L’utilisation d’images satellitaires pour l’observation de la terre, de la végétation, de l’agriculture, des forêts, s’est développée déjà depuis un certain nombre d’années à travers les systèmes d’information géographique (SIG). La télédétection et l’agriculture de précision ont un rôle croissant dans l’acquisition de données à différentes échelles (de la parcelle au globe). Le rôle du CNES est central dans la définition, le développement et le suivi opérationnel de missions satellitaires qui vont produire des données publiques et accessibles gratuitement, notamment à travers le dispositif DINAMIS. Ces images satellitaires fournissent des informations sur l’indice foliaire, la teneur en chlorophylle, l’humidité du sol, etc. Elles permettent de moduler les traitements des sols et de favoriser la transition agro-écologique à travers une gestion plus efficace et pertinente des ressources naturelles.

Les deux organismes sont aussi impliqués dans le pôle de données et de services Theia dédié aux surfaces continentales. Ce pôle met à disposition de la communauté scientifique une vaste panoplie d’images à différentes échelles spatiales, des produits cartographiques et biophysiques, des données de calibration/validation de ces produits, ainsi que des méthodes et formations liées à l’observation des surfaces continentales.

Enfin, le dernier numéro du CNESMAG (magazine trimestriel du CNES) consacre plus d’une double page à ces échanges, à lire ici !

 

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